Gaokao examen bac chine

Le 7 et 8 juin se déroule le Gaokao (高考), l'équivalent chinois du baccalauréat. Environ 9,4 millions de candidats sont au rendez-vous tous les ans pour 2 jours d'examens intensifs.

Le premier jour, les étudiants passent les matières obligatoires (mathématique, chinois, anglais) puis le second jour, les matières de leur parcours :  histoire, politique chinoise, géographie pour le parcours littéraire et chimie, physique, biologie pour le parcours scientifique.

 Chaque matière obligatoire compte pour 150 points, tandis que les matères de parcours comptent chacunes 100 points et tout se déroule durant un même examen. En plus du gaokao, les élèves doivent passer un examen officiel au sein de leur école pour valider leur niveau. Sans cette validation, pas de bac !

A l'approche du gaokao, tout le monde se mobilise pour que tout se déroule au mieux : parents, commerçants, transports... Des cars sont réservés pour emmener les élèves, certaines routes sont bloquées pour éviter les bouchons ainsi que le bruit durant les examens. Certains taxis proposent même des courses gratuites. La vérificatio des sacs et poches se fait dès la porte d'entrée des établissements pour éviter toute tricherie ! De nouveaux systèmes viennent s'ajouter d'année en année pour détecter la moindre faille. D'ailleurs, tricher est passible de 7 ans de prison ferme.

Il faut dire que les résultats sont déterminants pour l'avenir des élèves. Plus le score est élevé, plus prestigieuse est l'université. Par ailleurs, sans ce précieux sésame, il est difficile de trouver un travail qualifié.

Autant dire que la pression sur les élèves est énorme !  Les parents ne lésinent pas sur les efforts ( cours du soir et le week-end, sessions de révisions...) Pour les élèves résidant dans des dortoirs, les parents apportent des objets porte-bonheur ainsi que de la nourriture à profusion. Quant aux élèves, certains n'hésitent pas à débourser 250 yuans (33 euros) pour voir l'intégralité d'un cours en ligne tel que celui de Liu Jie.

Certains élèves n'hésitent pas à repasser le gaokao pour avoir un meileur résultat et donc une meilleure université !

Cependant, les générations ayant passé le gaokao auparavant ne souhaitent pas que leurs enfants subissent la même pression. "On souhaite que nos enfants aient un mode de vie plus serein. Aussi, je pense que le gaokao évoluera au fil du temps" explique Liang, un employé de l'ISMAC "Personnellement, je ne mettrais pas de pression à mes deux filles, elles feront ce qu’elle veulent"

Pour Siyun (une autre employée de l'ISMAC) et Liang, la Chine évolue avec les nouvelles générations !  Selon Siyun,  les jeunes chinois ne subissent pas la même pression qu'auparavant : "les critères pour rentrer dans les universités sont moins difficiles et partir à l'étranger est une alternative pour les étudiants"

Que ce soit pour Yanhan, Siyun ou Liang,  le gaokao reste dans tous les cas une étape importante et nécessaire !

 

Yanhan - Stagiaire à l'ISMAC et étudiante à l'université d'Angers

Toutes les semaines, on avait des mini-examens et une fois par mois, un grand.  Dans ma province, 270 000 élèves ont passé l’examen et cela reste très concurrentielle. Le nombre de candidats augmentent chaque année. On se couche très tard, avec les cours du soir (jusqu’à 21h30) , puis les révisions ainsi que les devoirs par la suite. 

Je n’ai pas trop subi de pression car le sport me détendait. Dans le cadre de mon club, je faisais chaque midi  du volley ball. et on participait même à des compétitions interscolaires. En plus, grâce à une attestation de niveau de sport, cela m'a valu dix points de plus pour le gaokao !!

A la suite de mes examens (en 2013), j'ai été prise dans une bonne université mais me spécialiser dans l’anglais ne me satisfaisait pas tellement. Je voulais apprendre de nouvelles langues et apprendre sur place n’est pas la meilleure solution pour assimiler au mieux la langue. J’ai plusieurs ami(e)s qui étudient une langue en Chine et qui ont un niveau hélas assez faible.

Les élèves français peuvent-ils s'estimer chanceux de passer un examen de fin d'études secondaires moins intensif que les chinois. En Chine, les enfants n’ont pas d’enfance. Nos parents nous aident beaucoup pendant les examens mais on ne sort que très rarement en famille...

 

Liang, employé à l'ISMAC

Le gaokao était une expérience ni bonne ni mauvaise pour moi. Après avoir reussi mon examen (parcours scientifique), je me suis dirigé vers l'informatique pour la fac. L'université fut une excellente expérience car je me suis senti libéré. Par ailleurs, même si on était nombreux dans les dortoirs, c'était l'ambiance qui était avant toute importante

J'ai ressenti un peu de pression de la part de mes parents mais ça ne m'a pas marqué plus que ça.

Il est bien plus facile d'entrer dans une université en France et la concurrence est bien plus rude après le diplome pour trouver un travail ! En Chine, il est facile de trouver un boulot et c'est le diplome ainsi que le classement de l'école qui font la différence au niveau du salaire.

Les français subissent moins de pression  mais je ne sais pas si c’est une chance. En effet, apprendre à fournir des efforts aide par la suite !

 

Siyun - Employée à l'ISMAC

C’était très dur pour moi, j'ai même failli abandonner. Je supportais mal toute la pression et j'en avais assez de réviser ! Mes notes étant moyenne pour le gaokao donc j'ai du me diriger vers une école privé. où j'ai choisi le domaine du marketing par défaut !

J’étais pousé par mes parents mas n'avais pas de but personnel. Mais en arrivant en France, j’ai finalement trouvé ma voie et je continue de poursuivre mes études en comptabilité.

On supporte comme on peut cette épreuve ...

Je trouve qu'en France, les parents sont trop laxistes et les enfants ne sont pas assez autonomes. Je m'inquiète d'ailleurs un peu pour mes enfants car je dois les surveiller et les aider. Je suis toujours étonnée de voir mes enfants rentrer avec si peu de devoirs ! Pour autant, je ne mettrais pas autant de pression que mes parents. Je ne demande pas à mon fils d'excellente note mais plus de comprendre ce qu'il a appris et de découvrir ce qu'il aime faire. En Chine, on ne révise pas vraiment par curiosité et c'est dommage !

De plus, je ne dirais pas que c'est facile non plus pour les français car je ressens beaucoup de pression durant la période du baccalauréat, et même par la suite (surtout si on fait une prépa)

 

 

 

 

 

 

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